Vivre avec un cancer : emprunt impossible ?

Publié le 29 Juin 2015

Difficile pour ceux qui sont, ou qui ont été touchés par le cancer, d’accéder à un prêt immobilier. Heureusement, le droit à l’oubli, entré en vigueur cette année devrait permettre de faciliter, enfin, leurs démarches.

Cancer : les guérisons en hausse

Avec 300 000 nouveaux cas par an1, le cancer touche aujourd’hui un homme sur deux et une femme sur trois2. La fréquence du cancer a même été multipliée par quatre, en dix ans, pour les femmes de 35 à 45 ans2. Mais si la maladie a, progressé, les risques de mortalité, ont, quant à eux, diminué sensiblement. Entre 1980 et 2005, ils ont chuté de 25%2. Et dans notre pays, 2 millions de personnes sont désormais guéries du cancer1. Ceci, grâce à une meilleure prévention et à des traitements toujours plus efficaces. En France, on considère désormais qu’une personne sur deux survit, 5 ans après le diagnostic du cancer, ce qui est l’un des meilleurs résultats, en Europe2! Certains cancers offrent d’ailleurs des pronostics très favorables, comme le cancer des testicules, de la prostate et de la thyroïde.

Cancer et emprunt : des mots qui ne sont plus inconciliables !

Le cancer n’empêche pas d’avoir des projets et de vouloir s’acheter, par exemple, un appartement, ou une maison. Pourtant, un Français sur 5 s’est déjà vu refuser une assurance pour des raisons de santé3. La convention AERAS, signée par de nombreux établissements bancaires, est une réelle évolution pour le droit des malades puisqu’elle permet de décrocher une assurance de prêt en limitant les surprimes. De nombreux malades ont, par ailleurs, recours à un courtier en prêts immobiliers ou en assurances. Un professionnel indépendant qui aide à mieux connaître les garanties et les prix proposés dans le cadre de cette convention.

Nouveau pas en avant : le droit à l’oubli.

Entré en vigueur il y a seulement quelques mois, le droit à l’oubli autorise certains ex-malades du cancer à ne pas déclarer leur ancien état, sur les questionnaires de santé. Il s’agit

  • Des malades atteints avant leurs 15 ans, cinq ans après la fin du protocole thérapeutique.
  • Des anciens malades, adultes, 15 ans après la fin de leur traitement.

Cette mesure lancée dans le cadre du « Plan cancer 3 » est un bond en avant sans précédent. Toutefois, les malades encore en traitement, ou ceux dont le protocole s’est arrêté récemment restent, pour le moment, exclus du dispositif.

Sources :

1Eurocancer

2Institut Gustave Roussy

3CISS (Collectif Interassociatif Sur la Santé).

Rédigé par Blog Sante

Publié dans #sante

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