Où en est la recherche sur l'endométriose ?

Publié le 9 Juillet 2015

Où en est la recherche sur l'endométriose ?

Le professeur Dousset et l’association Espoire

L'endométriose est une maladie qui touche en moyenne une femme sur dix et se manifeste par des symptômes typiques : douleurs intenses au niveau de l'abdomen, règles abondantes et douloureuses. Certaines formes d'endométriose peuvent entraîner l'infertilité en cas de complications majeures. Encore aujourd'hui méconnue, quant à l'origine et aux causes médicales de la prolifération des lésions touchant les organes sains (organes génitaux, vessie, utérus...), l'endométriose reste aussi trop souvent sous-estimée ou oubliée, surtout pour tous les cas de maladie asymptomatique. Il faut savoir qu'il faut parfois 5 à 7 années pour diagnostiquer de manière certaine une endométriose. Face à cette méconnaissance ou oubli, la recherche médicale poursuit malgré tout ses actions de dépistage et de prise en charge, afin que cette maladie ne soit plus une fatalité pour les patientes atteintes.

Une maladie qui ne passe plus sous silence

La recherche médicale et les praticiens de l'endométriose s'efforcent de faire sortir de l'ombre l'endométriose. Si les causes exactes de la maladie ne sont pas encore connues, les spécialistes savent comment elle se manifeste. L'endométriose est une maladie qui touche de manière fréquente et cyclique les femmes durant leurs règles. Elle se traduit par la survenue d'excroissances de l'endomètre ou tissus endométriaux (tissus utérins) en dehors de l'utérus, sur les organes voisins (ovaires, trompes, intestin ou vessie). Maladie aux formes diverses aux symptômes divers. Il existe des traitements visant à atténuer les douleurs et éviter les complications graves comme l'infertilité.

Du diagnostique au traitement

Les recherches médicales sur l'endométriose sont très récentes et reposent sur le diagnostique et la prise en charge de la maladie. Des examens cliniques approfondis sont mis en place pour bien déterminer le stade d'évolution de la maladie pour chaque patiente et éviter ainsi le développement de formes graves comme la perte de fertilité pour les femmes en âge d'avoir des enfants. Le diagnostique tient compte des symptômes et s'établit à l'aide de moyens techniques appropriés et fiables, comme l'imagerie médicale, avec l'IRM ou l'échographie. Enfin la cœlioscopie constitue pour la recherche médicale l'unique diagnostic fiable. Pouvant ainsi examiner les organes en profondeur, elle permet de bien déterminer la nature des lésions, leurs localisations, leurs niveaux d'adhérence sur les organes vitaux atteints. À partir de cette technique, les médecins peuvent également procéder à l'enlèvement des lésions sans pour autant une garantir une guérison définitive, car des récidives peuvent toujours survenir.

Il existe aussi des associations ayant pour mission précisément de développer l'innovation, la recherche et l'enseignement en chirurgie digestive et viscérale, proposant des séminaires et journées de colloque pour traiter l'endométriose. L'association Espoire en fait partie en formant les chirurgiens et spécialistes de l'endométriose pelvienne profonde.

Divers conférenciers de la Journée Espoire dédiée à l’endométriose digestive en 2013

Où en est la recherche sur l'endométriose ?

Professeur Charles Chapron (chirurgie gynécologique, Port-Royal)

Où en est la recherche sur l'endométriose ?

Docteur Anne-Élodie Millischer (radiologie, centre Bachaumont)

Où en est la recherche sur l'endométriose ?

Docteur Gilles Roseau (hépatogastroentérologie, Cochin)

Où en est la recherche sur l'endométriose ?

Docteur Ammar Oudjit (radiologie, Cochin)

Où en est la recherche sur l'endométriose ?

Sylvie Joigneaux (IBODE, chirurgie digestive, Cochin)

Où en est la recherche sur l'endométriose ?

Docteur Jérémie Théreaux (chirurgie digestive, Cochin)

Rédigé par Nathalie

Publié dans #maladies

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