Diagnostiquer l'endométriose pelvienne profonde

Publié le 16 Février 2015

Diagnostiquer l'endométriose pelvienne profonde

L’endométriose est une pathologie gynécologique fréquente (5 à 20 % des femmes susceptibles d’avoir des enfants). Maladie encore trop mystérieuse quant à la manière dont elle survient, elle ne met aucunement en jeu le pronostic vital des patientes qui en sont atteintes. Toutefois, l’endométriose pelvienne profonde doit être diagnostiquée et traitée suffisamment tôt afin d’éviter toute aggravation de la maladie et tout risque d’infertilité chez les jeunes femmes.

 

L’endométriose et ses symptômes

L’endométriose correspond à la formation de tissu endométrial (tissu de la paroi interne de l’utérus) ailleurs que dans la cavité utérine. Cette nouvelle greffe de tissu n’est cependant pas à considérer comme la survenue d’un cancer. Ce nouvel endomètre peut se retrouver à divers endroits, au niveau du vagin, sur les ovaires, dans l’abdomen ou bien même au niveau des voies urinaires. Fonctionnant comme s’il était dans l’utérus, il va être sensible au cycle menstruel et occasionner par conséquent :

  • Des douleurs
  • Des saignements

L’endométriose se présente donc sous différentes formes selon le nombre de lésions formées, leurs types (nodules, kystes, avec adhérences entre les organes atteints), leur localisation et le nombre d’organes touchés… Son extension est très variable occasion des signes cliniques permettant de la diagnostiquer :

  • Règles douloureuses
  • Rapports douloureux
  • Cycle des règles anormal

Aussi, la survenue des douleurs et des symptômes peut être permanente ou alors épisodique. Généralement, les douleurs sont progressives et s’accentuent dans le temps.

C’est pourquoi, il est important de la diagnostiquer à temps et d’appliquer un traitement adéquat afin d’éviter toute aggravation et complication comme l’infertilité pour les femmes ayant l’âge de procréer.

Pour un diagnostic efficace, il existe divers examens : l’échographie pelvienne, la cœlioscopie et l’IRM.

Echographie endovaginale

L’échographie pelvienne reste l’examen de premier ordre pour de multiples raisons qui sont :

  • Il se fait sans danger et ne présente aucune toxicité pour le corps de la patiente examinée
  • L’examen ne nécessite pas des coûts élevés pour être réalisé
  • Son efficacité : l’échographie pelvienne permet de bien repérer les lésions, surtout au niveau des ovaires

La cœlioscopie

C’est l’examen idéal pour diagnostiquer la maladie  dans des zones plus profondes comme celle de l’abdomen, mais aussi pour effectuer des prélèvements afin de les analyser et d’être en mesure par la suite de donner un traitement adéquat au stade de la maladie diagnostiqué.
 

IRM Pelvienne

Ce dernier examen s’avère utile pour la réalisation d’une cartographie précise de la présence des lésions ainsi localisées.

Diagnostiquer l'endométriose pelvienne profonde
Pour en savoir plus sur l’endométriose, voir le site de l’association Espoire Pour une Histoire naturelle et stratégie thérapeutique de l'endométriose pelvienne profonde par le Professeur Charles Chapro

Histoire naturelle et stratégie thérapeutique de l'endométriose pelvienne profonde – Pr. Charles Chapro from Association ESPOIRE on Vimeo.

Rédigé par Nathalie

Publié dans #maladies, #sante

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