L’e-cigarette est-elle réellement un danger pour les plus jeunes ?

Publié le 16 Décembre 2014

L’e-cigarette est-elle réellement un danger pour les plus jeunes ?

La plupart des mesures restrictives gouvernementales se veulent protectrices vis-à-vis des plus jeunes. Ces mesures s’appuient en grande partie sur des résultats d’études scientifiques en laboratoire, et sur des enquêtes menées par des sociologues et des pédopsychologues.

Le premier danger évoqué se rapporte à la santé même des jeunes – c’est l’apanage des médecins spécialistes ; le second danger se rapporte à une présumée «banalisation» du tabagisme par les enfants et les adolescents – c’est l’apanage des sociologues et des pédopsychologues.

De quoi en retourne-t-il réellement ?

L’e-cigarette et la santé des plus jeunes

L’interdiction de vente d’e-cigarettes à des mineurs.

En toute objectivité, c’est la mesure la plus légitime qui soit. La cigarette electronique a beau être moins nocive, cela ne change pas le fait que la nicotine est une source de dépendance. Cela ne change pas non plus le fait qu’inhalée excessivement et sur une longue durée, la nicotine devient toxique.

L’effectivité de cette mesure laisse pourtant à désirer.

La commercialisation est interdite, et non l’usage. De toute façon, aucun gouvernement au monde n’a le contrôle sur les achats de cigarette électronique via Internet.

D’autant plus que ni les jeunes ni les certains parents même ne sont pas convaincus du bien-fondé de l’interdiction de vente aux mineurs. Et quand les citoyens eux-mêmes n’adhèrent pas à une mesure gouvernementale, les moyens de contournement fusent.

Cela explique en partie le gain en force de la cigarette electronique Montpellier où se côtoient justement buralistes traditionnels et magasins spécialisés. Le même constat s’observe partout en France et dans d’autres pays.

L’e-cigarette et les habitudes tabagiques

«Banalisation» est un mot que la ministre française de la santé, Marisol Touraine, a employé quand elle constate que la moyenne d’âge des fumeurs et vapoteurs décroît considérablement.

La banalisation tabagique et l’interdiction de fumer ou vapoter en public.

Il est interdit en France de fumer entre autres dans des endroits spécifiquement dédiés aux enfants, comme les aires de jeux ou l’enceinte d’un établissement scolaire.

Cette interdiction est parfaitement légitime, même si la relation de cause à effet entre la banalisation tabagique et la présence d’un adulte fumeur/vapoteur n’est pas nullement établie. Loin de là !

Avec ou sans la présence d’un adulte fumeur/vapoteur, les jeunes commencent toujours à fumeur ou à vapoter. C’est d’ailleurs typique des jeunes parce que c’est dès le plus jeune âge que les vieilles habitudes commencent. Ce ne sont surtout ni les psychologues ni les sociologues qui contrediront cet état de fait.

La banalisation tabagique et l’effet de masse

On entre ici dans l’apanage des sociologues. Ils affirment que les jeunes aiment s’initier à de nouvelles expériences, et l’e-cigarette en est une. C’est un fait avéré.

Par ailleurs, les sociologues suscitent les craintes des autorités en affirmant que notamment les jeunes filles suivent aveuglément ce que font leurs camarades. En d’autres mots, on est de facto exclu de la «horde» si on ne suit pas la cadence.

De toute façon, l’homme en général, et la jeunesse en particulier, apprécie volontiers des choses quand il est en groupe. C’est le fameux effet de masse.

Effectivement, les sociologues n’ont pas tort de souligner en particulier le cas des jeunes filles parce qu’entre elles, cet effet de masse est de loin plus pressant.

Rédigé par Blog Sante

Publié dans #sante

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